KikouBlog de RogerRunner13 - Août 2011
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AVANT QUE L'OUBLI

Par RogerRunner13 - 07-08-2011 20:31:17 - 2 commentaires

         

AVANT QUE L'OUBLI.........

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Du parking du Grand Caunet prendre le GR51, qui ménage de belles vues sur la côte. Le four n'est pas sur le GR, mais on le voit de loin en contrebas et y accéder est facile. Du Grand Caunet de nombreux itinéraires sont possibles tant pour marcher que pour courir ou encore faire du VTT.

Au cours de promenades dans nos collines on voit souvent des ruines de constructions diverses pas toujours identifiables. Elles témoignent d'un passé de dur labeur et d'un patrimoine que quelques passionnés tentent de préserver ou de restaurer afin que ses activités ancestrales ne tombent pas dans l'oubli. Parmi ces constructions : le four à cade qui servait à l'extraction de l'huile de cade par distillation de branches de genévrier, cet arbuste incontournable de la garrigue provençale. Les plus nombreux de ceux conservés et réhabilités se trouvent dans le Var.

L'huile de genévrier Cade «Junipérus oxycédrus» est un "goudron" extrait du bois de cette plante par pyrolisation. C'est un liquide sombre, à l'odeur âcre, riche en molécules aromatiques, et aux vertus connues depuis la nuit des temps. Cette "huile" jadis utilisée par les bergers pour ses vertus cicatrisantes, trouve aujourd'hui ses débouchés au sein des laboratoires pharmaceutiques qui l'introduisent, en quantités infimes dans des shampooings, pommades, savons, etc. Mais également en soins vétérinaires.

UNE BELLE VUE SUR SAINT-CYR-SUR-MER

LE FOUR A CADE RESTAURE DU VALLON DU COUTELAS

LE FOUR VU DE DESSUS

JUNIPERUS OXYCEDRUS

JUNIPERUS COMMUNIS

 

Il y a en Provence plusieurs variétés de genévriers. Il ne faut pas confondre le genévrier cade avec le genévrier commun "Juniperus communis", qui donne la fameuse baie de genièvre que nous connaissons tous en cuisine et qui est géographiquement beaucoup plus répandu. À première vue, ils se ressemblent beaucoup, avec leurs feuilles étroites en forme de piquants ; cependant il y a un moyen très facile de les différencier : d'abord, la face interne de la fine feuille du genévrier commun n'a qu'une bande claire, alors que celle du genévrier cade en a deux. Ensuite, les baies sont différentes : celles du genévrier commun sont d'un bleu foncé, presque noir, à maturité, alors que celles du genévrier cade sont plus grosses et brun rouge à maturité. Les deux variétés sont les seules dont les baies sont comestibles.

 

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De nos jours il existe une distillerie dans les Cévennes à Claret (Hérault) c'est la dernière en France, pour en savoir plus c'est ici :

http://www.distilleriedescevennes.com/pages/accueil.html

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EN ROUTE POUR LE PARADIS

Par RogerRunner13 - 01-08-2011 16:20:23 - 11 commentaires

         

SAMEDI 30 JUILLET 2011

 

EN ROUTE VERS LE PARADIS

 

Privé de course à pied depuis presque deux mois, à cause d'une aponévrose plantaire, je n'en suis pas moins actif et ne me laisse pas abattre pour autant, alors à mon programme estival, pas mal de vélo et de la marche à pied. Ce qui m'emmène aujourd'hui à vous proposer une balade dans le somptueux massif de la sainte Baume, plus exactement dans l'ubac du massif, dans cette belle forêt protégée par les hautes falaises calcaires.

En route pour le « paradis »

Titre un peu ronflant mais c'est le nom donné à un endroit particulier tout au bout de la chaîne, vers le Bau de St Cassien, en fait une faille entre la crête et la Bau lui-même. Un relief de rocher calcaire assez impressionnant. Départ du Plan d'Aups, au lieu dit des trois chênes (667m), direction le sentier merveilleux qui chemine au plus prêt des falaises entre 750 et 800m d'altitude. Le sommet culmine au Joug de l'Aigle à 1148m. La forêt est très dense et sombre, le silence est total à part quelques oiseaux. La légende dit, qu'ici certains arbres auraient connus l'époque de Louis XIV. Forêt impénétrable, pleine de mystères avec ses gros blocs de rochers moussus. La flore en cette saison est un peu pauvre, mais au mois de juin j'y ai vu entre autres merveilles, un pied de Lis Martagon.  Cette sylve est toujours aussi magnifique. C’est que la variété des espèces qu’elle abrite ne devrait pas biologiquement parlant se trouver sous le climat et la latitude de la Provence. Des tilleuls et des hêtres aux dimensions peu communes, l’érable, l’if, le lierre et le houx à profusion, sont ici une singulière intrusion. Sans doute leur présence a-t-elle été facilitée par sa situation sur le flanc nord d’un massif au réseau hydrographique et à la pluviométrie plus importante qu’ailleurs. Une sorte de microclimat, relique d’une ultime avancée glaciaire vers la mer. Nous passons devant la plaque à la mémoire du Docteur Joseph POUCEL ( 1888/1971) qui fréquenta cette magnifique forêt dont il connaissait tous les secrets et en découvrit les mystères botaniques ». C'est d'ailleurs lui qui à qualifié ce chemin de « merveilleux » depuis ce nom est resté.

La flore du Docteur Poucel en ligne

La flore du Docteur Joseph Poucel est entrée dans les collections de l’Université de Provence en 1971.

Riche de plus de 2200 planches originales peintes à l’aquarelle et accompagnées d’un petit répertoire, elle constitue un précieux document sur la végétation de la France méridionale. Certaines des plantes qu’elle recense ont d’ailleurs aujourd’hui disparu.

L’existence de cette flore était connue des chercheurs, mais sa fragilité a longtemps imposé d’en restreindre la communication.

Aujourd’hui numérisée par le Service Commun de Documentation de l’Université de Provence, avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France, la flore du Docteur Poucel est consultable en ligne. Pour les curieux c'est ici :

http://www1.arkhenum.fr/bu_aix_poucel_flore/

Nous passons devant un très vieux hêtre et à partir de là le sentier s'élève progressivement vers le Bau dont on aperçoit la falaise et ici on se demande par ou nous allons passer pour rejoindre la faille tellement cette barrière semble infranchissable, mais le sentier se faufile entre les arbres et nous arrivons à l'entrée du site, la faille se poursuit jusqu'au Bau des Glacières et pour un amateur de botanique c'est un endroit exceptionnel et je pense que j'y reviendrai au printemps, car il y a ici des espèces qu'on ne rencontre pas ailleurs. Après avoir exploré l'endroit, admiré la vue depuis le sommet du Bau de St Cassien, retour à l'entrée de la faille pour rejoindre par une cheminée facile le pas de l'Aï (1053m),  et  la crête sommitale du massif, de là on peu parcourir toute la crête par le GR9 en passant par le signal des Béguines, le Joug de l'Aigle, le col du St Pilon qui redescend vers la grotte sainte Marie-Madeleine, ou continuer vers le pic de Bertagne. Nous baladons un peu au sommet vers un point de vue qui nous permet d'apercevoir des glacières en contrebas (j'en parlerai une prochaine fois) Mais préférons redescendre par la forêt et profiter de sa fraicheur agréable en cette saison.

EN ROUTE VERS LE PARADIS

Le sentier merveilleux

EN ROUTE VERS LE PARADIS

Le vieux hêtre

EN ROUTE VERS LE PARADIS

EN ROUTE VERS LE PARADIS

La fissure du "paradis"

EN ROUTE VERS LE PARADIS

De beaux reliefs calcaires

EN ROUTE VERS LE PARADIS

Le frangin très concentré dans ce passage

EN ROUTE VERS LE PARADIS

Du pas de l'Aï vue sur la chaîne et à droite le signal des Béguines

EN ROUTE VERS LE PARADIS

Lis Martagon, LILIUM MARTAGON, Liliacées

EN ROUTE VERS LE PARADIS

Galéopis à feuilles étroites, GALEOPIS ANGUSTIFOLIA, Lamiacées

EN ROUTE VERS LE PARADIS

Inule à feuilles de spirée INULA SPIRAEIFOLIA, Astéracées

DISTANCE 14 KM 4H30 AVEC ARRETS (NOMBREUX) PHOTOS

A BIENTOT!!!!

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